et oui, finalement, j'ai osé, la toubib était un peu étonnée mais pas tant, elle m'a donné plein de conseils et de directives pour que tout se passe bien, enfin bon elle a fait son boulot de médecin, quoi.
Comme elle connaît mes garçons depuis longtemps, elle m'a avertie que ce serait peut-être pour eux l'occasion de vraiment faire le deuil de ma relation avec leur papa, des fois qu'à presque 17 et 13 ans il n'aient pas encore compris... ou accepté... Enfin bref, elle a joué les psys alors que je ne lui demandais qu'une ordonnance pour une prise de sang... mais bon, encore une fois, une bonne conscience professionnelle ne nuit pas, surtout dans le milieu médical.
et me voilà donc comme la première fois avec mon ordonnance au labo, ambiance aseptisée et silence un peu oppressant dans la salle d'attente, l'infirmier qui parle du coup de froid du matin et moi qui me revoit accoucher au premier gel de 1992...pfffh, encore une claque de la roue qui tourne !
par un clin de l'oeil de l'histoire, il se peut que ce soit le même gynéco qui me suive, j'avais pourtant juré de ne plus aller en clinique privée, mais bon... ça me fait marrer et puis on verra bien, le premier qui me donne un rendez-vous sera le bon...
je deviens zen sans y croire, moi qui pensais que tout a un sens, est écrit et doit se dérouler dans la magie des coïncidences, je suis servie.
mais j'en doute encore.
enfin plus tout à fait.
donc, ce soir, entre les activités du petit et les courses pour le week-end, un aller-retour à la capitale du département pour un premier check de toi, embryon qui est peut-être déjà entrain de te nicher tout doux en moi ?
je t'aime d'amour.
vendredi 27 février 2009
mercredi 25 février 2009
ça fait pas sérieux
Oui, je sais, c'est pas malin, passer ainsi de tout un tas de lettres à mon enfant à venir à ce petit post qui n'y ressemble pas, mais c'est pour lui dire, justement, que maintenant je doute, je faiblis, je ne sais plus et je bafouille...
es-tu là ? Le seras-tu ? Bientôt ? Jamais ?
La vie passe d'une façon bancale, un peu comme un homme ivre qui sortirait d'un rade au fond d'un port, juste avant la tombée de la nuit, à l'heure où les mamans baignent, soignent, nourrissent toutes les progénitures du monde.
Et moi je suis là au même moment et je t'attends, j'ai mal aux seins et un peu au dos, cinq jours de retard et une étoile-bonne fée commence à clignoter dans le coin gauche de mon coeur, reprise par l'écho dans le fond à droite de mon cerveau.
C'est comme un léger tremblement de terre, j'en ai rêvé l'autre nuit d'ailleurs, était-ce bien la nuit de la Saint Valentin ? si c'est ça c'était peut-être au moment où tu faisais ton entrée dans le monde.
Je t'aime d'amour et je voudrais te sentir bouger.
Et je n'ose rien dire à ton papa.
Ni à mes garçons.
Encore moins à mes copines.
Alors demain au toubib, pour avoir une prescription de prise de sang et en avoir le coeur net ?
ou bien encore attendre sans y croire ?
et puis toutes les autres lettres manuscrites que je n'ai pas mises en ligne, entre le 31 octobre et le 1er décembre ... depuis plus rien, comme un charme brisé, une envie qui se relâche, un banc de brouillard qui monte dans ma vie et enveloppe Saint Nicolas et Noël, Fête des Rois et Chandeleur dans une même nappe glauque...
Non, la vie, juste l'excès d'activités débordantes, une sorte de septicisme aussi, ou alors une superstition ?
Basta, aujourd'hui je reprends, on verra bien ? Tu vivras ?
es-tu là ? Le seras-tu ? Bientôt ? Jamais ?
La vie passe d'une façon bancale, un peu comme un homme ivre qui sortirait d'un rade au fond d'un port, juste avant la tombée de la nuit, à l'heure où les mamans baignent, soignent, nourrissent toutes les progénitures du monde.
Et moi je suis là au même moment et je t'attends, j'ai mal aux seins et un peu au dos, cinq jours de retard et une étoile-bonne fée commence à clignoter dans le coin gauche de mon coeur, reprise par l'écho dans le fond à droite de mon cerveau.
C'est comme un léger tremblement de terre, j'en ai rêvé l'autre nuit d'ailleurs, était-ce bien la nuit de la Saint Valentin ? si c'est ça c'était peut-être au moment où tu faisais ton entrée dans le monde.
Je t'aime d'amour et je voudrais te sentir bouger.
Et je n'ose rien dire à ton papa.
Ni à mes garçons.
Encore moins à mes copines.
Alors demain au toubib, pour avoir une prescription de prise de sang et en avoir le coeur net ?
ou bien encore attendre sans y croire ?
et puis toutes les autres lettres manuscrites que je n'ai pas mises en ligne, entre le 31 octobre et le 1er décembre ... depuis plus rien, comme un charme brisé, une envie qui se relâche, un banc de brouillard qui monte dans ma vie et enveloppe Saint Nicolas et Noël, Fête des Rois et Chandeleur dans une même nappe glauque...
Non, la vie, juste l'excès d'activités débordantes, une sorte de septicisme aussi, ou alors une superstition ?
Basta, aujourd'hui je reprends, on verra bien ? Tu vivras ?
samedi 29 novembre 2008
Coucou ma petite fleur d'amour !
Ce soir envie de laisser ce stylo glisser entre les lignes de mon cahier de tous les jours, je ne suis pourtant pas en voyage, juste la flemme de monter m'installer à mon bureau et sortir ton cahier et la plume à encre bleu-noir.
Envie de te dire encore combien je t'espère, les signes de ta présence en moi se sont estompés, j'ai sûrement été trop impatiente en pensant que déjà tu es là...
Tout à l'heure ton papa sera là, alors je reprendrai goût pour quelques heures à ma présence ici, hors de l'univers de rêve que je me forge à longueur de journée.
Ces quelques jours sans lui me paraissent insipides après coup, comme si mes garçons ne savaient pas m'apporter le sel, le piment nécessaire à ma vie.
Pourtant Dieu sait combien je suis fière, amoureuse d'eux et heureuse de les avoir aidées à être.
Hier j'ai été flemmarde, c'était le 30 octobre, jour de froid pinçant, jour de longue lecture en guise de goûter... vive les vacances.
Après Lalla, c'est Nassima de "Hasard" qui m'a prise par la main... merci encore M. Le Clézio !
Ce soir c'est au tour d'"Ourania", à moins que le temps ne file trop vite d'ici l'arrivée de ton papa.
Voilà, mon petit ange d'amour, la journée - dernière - du mois d'octobre s'achève, les volets sont fermés et il ne manque plus qu'une flambée dans la cheminée pour qu'on soit vraiment en hiver...
Pour ça on attendra d'avoir un poêle !
Envie de te dire encore combien je t'espère, les signes de ta présence en moi se sont estompés, j'ai sûrement été trop impatiente en pensant que déjà tu es là...
Tout à l'heure ton papa sera là, alors je reprendrai goût pour quelques heures à ma présence ici, hors de l'univers de rêve que je me forge à longueur de journée.
Ces quelques jours sans lui me paraissent insipides après coup, comme si mes garçons ne savaient pas m'apporter le sel, le piment nécessaire à ma vie.
Pourtant Dieu sait combien je suis fière, amoureuse d'eux et heureuse de les avoir aidées à être.
Hier j'ai été flemmarde, c'était le 30 octobre, jour de froid pinçant, jour de longue lecture en guise de goûter... vive les vacances.
Après Lalla, c'est Nassima de "Hasard" qui m'a prise par la main... merci encore M. Le Clézio !
Ce soir c'est au tour d'"Ourania", à moins que le temps ne file trop vite d'ici l'arrivée de ton papa.
Voilà, mon petit ange d'amour, la journée - dernière - du mois d'octobre s'achève, les volets sont fermés et il ne manque plus qu'une flambée dans la cheminée pour qu'on soit vraiment en hiver...
Pour ça on attendra d'avoir un poêle !
c'était le 31 octobre 2008.
Coucou mon joli espoir de printemps !
Vite fait quelques mots pour te dire, te redire et te confirmer que je t'attends.
Ces jours-ci ton papa n'est pas là et je m'ennuie de lui.
Cet après-midi j'ai vu ta copine née jeudi dernier... une jolie frimousse bien nette et prometteuse, mon Dieu comme c'est beau...
Ces jours-ci ton papa n'est pas là et je m'ennuie de lui.
Cet après-midi j'ai vu ta copine née jeudi dernier... une jolie frimousse bien nette et prometteuse, mon Dieu comme c'est beau...
Vivement que ce soit mon tour... quand tu veux !
c'était le 29 octobre, jour froid qui finit en déluge glacé. brrrh...
mon amour joli !
Aujourd'hui, premier jour de froid depuis un mois, les prés et les toits orientés au Nord étaient tout blancs, le ciel pur et la mer scintillante, serpent d'argent entre les vasières.
J'ai parlé de toi avec une bonne copine, de mon impatience à t'accueillir, du bien que j'espère de ta venue...
Les mots pour décrire ce désir profond restent pourtant au plus intime de moi, la douceur de ta peau et la tendresse de ton regard sont pour l'instant à moi seule.
J'ai parlé de toi avec une bonne copine, de mon impatience à t'accueillir, du bien que j'espère de ta venue...
Les mots pour décrire ce désir profond restent pourtant au plus intime de moi, la douceur de ta peau et la tendresse de ton regard sont pour l'instant à moi seule.
c'est le 28 octobre 2008
aujourd'hui mon grand frère a 47 ans.
Salut petit brin de muguet !
Ce matin ton Papa est reparti pour plusieurs jours de boulot loin de nous. J'ai meublé la journée de travail, balade dans les rues et les ruelles de la ville qui se réveillait d'un week-end pluvieux d'automne, pour un début de semaine à la lumière fantastique : les deux clochers du vieux quartier émergeaient dans une brume translucide - comme un voile de mousseline qui accompagnait le soleil dans son essor vers le ciel limpide.
Les pavés brillaient des bruines du dimanche, les marchands ébrouaient leurs parasols géants et l'air embaumait de mille saveurs étranges, pain d'épices, paëlla, poulets rôtis et autres crêpes sucrées.
Entre deux coups de fil de boulot et trois allées et venues un peu speed, quelques bons moments avec mes garçons, courses et goûter en café chic de la capitale du département, vestes à capuche et baskets "djeuns" trempées par les averses de grêle aux détours des magasins de musique.
Et la fin de "Désert", la délivrance de Lalla et le désespoir de Nour se sont mêlés en moi pour te donner la force d'accepter mon désir de toi. Es-tu déjà là, creusant ton nid douillet en moi ? Ou seulement encore une idée dans ma tête, dans nos coeurs enchantés l'un de l'autre ?
es-tu plus qu'une douce sensation, un tendre souhait ? Je n'ose croire que ce désir puisse être réalisé si vite, ce serait comme l'arrivée de ton papa dans ma vie, comme la maison que nous avons trouvée en quelques minutes de recherche, comme le terrain où nous avons construit notre chalet breton... tout viendrait à point, même toi ?
Les pavés brillaient des bruines du dimanche, les marchands ébrouaient leurs parasols géants et l'air embaumait de mille saveurs étranges, pain d'épices, paëlla, poulets rôtis et autres crêpes sucrées.
Entre deux coups de fil de boulot et trois allées et venues un peu speed, quelques bons moments avec mes garçons, courses et goûter en café chic de la capitale du département, vestes à capuche et baskets "djeuns" trempées par les averses de grêle aux détours des magasins de musique.
Et la fin de "Désert", la délivrance de Lalla et le désespoir de Nour se sont mêlés en moi pour te donner la force d'accepter mon désir de toi. Es-tu déjà là, creusant ton nid douillet en moi ? Ou seulement encore une idée dans ma tête, dans nos coeurs enchantés l'un de l'autre ?
es-tu plus qu'une douce sensation, un tendre souhait ? Je n'ose croire que ce désir puisse être réalisé si vite, ce serait comme l'arrivée de ton papa dans ma vie, comme la maison que nous avons trouvée en quelques minutes de recherche, comme le terrain où nous avons construit notre chalet breton... tout viendrait à point, même toi ?
Le temps me dira bientôt si mon espoir est fondé.
en attendant, le 27 octobre, je t'espère.
mon petit ange d'amour !
Aujourd'hui me voilà rassurée, avec ton papa est revenue en moi la confiance et l'espoir en ta venue.
Je réalise que tu es là pour me montrer, pour finir le long apprentissage de la patience que ton papa a commencé à m'inculquer il y a bientôt quatre ans.
C'est vrai que dans mon esprit tout se précipite souvent, une envie, un désir sont difficiles à gérer dans la durée, j'aimerais que les choses arrivent quand j'en conçois l'idée... et en vieillissant j'apprends que rien ne vient soudainement, ou alors par un coup de baguette de ma bonne fée mais j'ai bien l'impression qu'elle m'a farcie de chance il y a déjà bien longtemps donc maintenant je dois être tenace et mettre toutes les chances et le temps de mon côté.
Donc patience est mère de sûreté (ou de sagesse ?) et tout vient à point à qui sait attendre, etc, etc...
J'ai parfois la sensation que tu es déjà en moi, mais oui, ça c'est sûr, au moins en pensée... non physiquement... ?
J'essaie de me souvenir de mes grossesses passées, surtout la troisième, celle que j'ai arrêtée avant qu'il soit trop tard... ma gorge se serre en y pensant, peut-être tu voulais déjà venir alors, peut-être que c'était déjà toi ?
Ces jours les sensations sont trompeuses, les seins qui gonflent puis se détendent, est-ce aussi quand on fait souvent l'amour ?
Et les mains de ton papa sur mon ventre, ça c'est vraiment magique.
Alors on verra bien, je suis bien plus zen et essaie de rendre chaque instant de sa présence magique, car je sais qu'il va à nouveau repartir.
Je réalise que tu es là pour me montrer, pour finir le long apprentissage de la patience que ton papa a commencé à m'inculquer il y a bientôt quatre ans.
C'est vrai que dans mon esprit tout se précipite souvent, une envie, un désir sont difficiles à gérer dans la durée, j'aimerais que les choses arrivent quand j'en conçois l'idée... et en vieillissant j'apprends que rien ne vient soudainement, ou alors par un coup de baguette de ma bonne fée mais j'ai bien l'impression qu'elle m'a farcie de chance il y a déjà bien longtemps donc maintenant je dois être tenace et mettre toutes les chances et le temps de mon côté.
Donc patience est mère de sûreté (ou de sagesse ?) et tout vient à point à qui sait attendre, etc, etc...
J'ai parfois la sensation que tu es déjà en moi, mais oui, ça c'est sûr, au moins en pensée... non physiquement... ?
J'essaie de me souvenir de mes grossesses passées, surtout la troisième, celle que j'ai arrêtée avant qu'il soit trop tard... ma gorge se serre en y pensant, peut-être tu voulais déjà venir alors, peut-être que c'était déjà toi ?
Ces jours les sensations sont trompeuses, les seins qui gonflent puis se détendent, est-ce aussi quand on fait souvent l'amour ?
Et les mains de ton papa sur mon ventre, ça c'est vraiment magique.
Alors on verra bien, je suis bien plus zen et essaie de rendre chaque instant de sa présence magique, car je sais qu'il va à nouveau repartir.
c'était le 25 octobre, hier, car j'ai été flemmarde de la plume.
et ce matin une telle douceur au réveil, qu'on reprendrait bien du changement d'heure la nuit prochaine...
ou était-ce le plaisir de se retrouver après trois jours de séparation ? Ou la perspective d'être à nouveau loin l'un de l'autre demain pour une semaine au moins ?
ou était-ce le plaisir de se retrouver après trois jours de séparation ? Ou la perspective d'être à nouveau loin l'un de l'autre demain pour une semaine au moins ?
aujour'hui, donc, 26 octobre, profitons.
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